Club de l'épagneul de Saint-Usuge

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Quelques conseils


L'Education du Chiot

Règler le problème de la hiérarchisation du chien au sein de la famille.

La hiérarchie, ce sont, en quelque sorte, des numéros d'ordre dans un groupe. Pour le chien, être le numéro 3 dans une famille de 2 personnes (couple), ce n'est pas être la dernière roue de la charrue, mais c'est pouvoir considérer les 2 autres membres du groupe, chacun à tour de rôle, comme le chef de meute.Dans la nature, un chef de meute c'est : celui qui calme les conflits, celui que l'on regarde, celui que l'on suit, en particulier là ou il y a à manger...Pour vous, dans la pratique, c'est : ne pas être source de bagarre agressive, de douleur, d'incohérence (favoriser un jour quelque chose qui sera interdit un autre jour ou par une autre personne).Il faut toujours être calme avec un chiot ou un adulte nouveau dans la maison, surtout avec les problèmes de propreté, de rappel, et de chien seul à la maison. Un chien est correctement hiérarchisé quand il suit son maître ou sa maîtresse d'une manière très détendue, sa démarche est harmonieuse et quand survient quelque chose d'insolite (changement brusque de direction, passage d'un véhicule bruyant, arrêt, rencontre d'une personne...), le chien et surtout le chiot, regarde son conducteur.Dans la vie courante, il vous faut clairement fixer ce qui est autorisé et ce qui est interdit, en particulier au niveau des pièces et lieux de la maison. Il faut être vigilant sur tout ce qui inquiète fortement le chien et envisager une technique pour effacer cette peur (par habitude et petites doses, comme on soigne les allergies : utilisation de friandises).Si, grâce à vous, votre chien n'a plus peur de rien, alors vous serez un vrai chef de meute. Et quand quelque chose n'ira pas, il vous regardera, comme pour avoir la solution...

 

Savoir ritualiser vos relations avec votre chien.

C'est à dire avoir une façon de faire, toujours la même, pour des actes identiques.Fixer les heures de sortie, de repas (si possible avant le vôtre mais pas pendant), de propreté, de jeux, de toilettage et d'entretien...Fixer les moments pour les séances d'éducation, d'entrainement (sport).Ritualisez votre vocabulaire, les mots pour asseoir le chien, le rappeler, le mettre à sa place habituelle (qui n'est pas votre lit), pour le calmer, le récompenser, le cajoler ou le punir. Cela demande, au début, une grande d'attention dans le choix des mots appropriés à chaque situation.Accordez une attention particulière au timbre de votre voix : un ton pour tout ce qui est bien, un autre pour tout ce qui doit être évité (interdit ou à supprimer).Limitez le nombre des mots et surtout la répétition du même mot sous prétexte que l'on veut être mieux obéi. Le nom du chien, pour attirer son attention, suivi du mot correspondant à l'ordre demandé suffit largement.Ritualisez vos punitions en respectant une échelle dans la sévérité. Les corrections physiques ne seront appliquées que dans le cas où votre chien amorce une réaction agressive, mais là, il faut faire très vite et que cela ne dure que quelques secondes.Isoler le chien renforce la punition.

 

Savoir marquer ses distances.

Ne pas toujours répondre aux avances de votre chien pour des caresses, de la nourriture, venir sur vos genoux, venir à table quand vous mangez...Fixez lui un coin de repos qu'il vous faut respecter. L'accès à certaines pièces lui sera interdit par la mise en place de barrières en travers de la porte ; une ou deux planches suffisent. Dès que le chien pointe le bout de son nez, vous lui claquez un NON bien sonore et vous le conduisez à son coin repos, là vous le calmez avec votre joie cajoleuse.Evitez que le chien ne prenne possession des places fortement marquées de votre odeur : coussins de fauteuil, canapé, lit, salle de bains...Attention au chien qui garde trop jalousement les chaussons de son maître ! Sachez les reprendre en corrigeant les manifestations de grognements ou même la tendance à mordiller les mains.Il faut savoir isoler un chien par moments, c'est augmenter la joie des retrouvailles ; savoir récompenser le chien calme dans son coin repos.Ce qui n'est pas interdit est autorisé, c'est ainsi que pense un chien.

 

Avoir un bon matériel : laisse et collier.

Pas de collier à pointes pour des chiots de quelques kilos !Habituez-le à du matériel léger et solide du type sangle en nylon. Ne le laissez pas mordiller la laisse. Un bon accessoire pour les premières promenades et pour travailler le rappel : la laisse flexi à enrouleur, cela permet au chien d'être plus libre dans ses mouvements et d'avoir moins de sensations de contrainte.Prenez l'habitude de parfois lâcher la laisse (longue de préférence) le chien étant ainsi libre à son insu, puis reprendre la laisse ; répétez cet exercice plusieurs fois au cours de la promenade.Habituez-le dès le départ à marcher à vos côtés sans tirer comme un fou en lui répétant doucement l'ordre AU PIED et en insistant au besoin par un petit coup de sonnette sur la laisse.Un autre accessoire utile : un objet favori pour intéresser le chien à la promenade ou provoquer des activités de jeu à la maison ou dehors. Ce sera son objet fétiche qui saura le calmer.Une balle qui rebondit fait bien l'affaire. Apprenez-lui à la soustraire de sa gueule en lui disant DONNE et à lui faire rapporter.

 

Soyez obstiné !

On dit que le chien est têtu, c'est bien vrai, alors il faut l'être aussi ! Ne dites pas : il ne veut pas, il fait quand il veut, je n'y arrive pas... Si vous faites asseoir votre chien et voulez que le résultat soit impeccable, après l'ordre ASSIS, il doit rester bien assis sur ses deux fesses, comptez au moins jusqu'à cinq avant de le libérer.Si vous décidez une action à demander au chien, il faut qu'elle soit très claire dans votre tête pour qu'elle le soit également dans la sienne. Si le résultat n'est pas concluant, demandez l'exercice une nouvelle fois calmement.Ne restez jamais sur un échec quitte à demander de suite un exercice de base bien assimilé.La patience et la répétition par des séances courtes et calmes des exercices aboutissent tôt ou tard à d'heureux résultat.

 

Savoir demander au chien.

L'évolution des espèces a fait du chien un animal grégaire, cela pour des raisons d'entraide dans l'éxécution de tâches nécessaires à la survie des individus.Si le chien appartient à une race de travail (comme le cavage), il vous est possible de l'entrainer dans des clubs de sport canin.Organiser des jeux en rapport avec les aptitudes de votre compagnon : sauts, rechercher son objet favori, pistage, travail de la garde et de la défense du maître à condition que vous contrôliez bien le caractère de l'animal et en particulier ses comportements de mordant ; il existe un sport canin très en vogue, basé sur la dextérité motrice du chien, dans une ambiance de jeu c'est l'agility.Il faut toujours adapter une activité physique et un niveau de difficulté au tempérament de votre chien et à sa maturité "intelligente". Il est capital de se rendre compte qu'il vous comprend.Le chien est un merveilleux compagnon qui peut comprendre jusqu'à 50 mots, comme c'est le cas avec les chiens guides d'aveugles, mais nous voulons souvent aller trop vite et les dificultés mal digérées inquiètent fortement le chien qui peut, alors, devenir agressif par peur.

 

Il existe maintenant de plus en plus d'éducateurs canins professionnels répartis sur toute la France qui pourront vous aider à mettre en application tous ces conseils.

En général, il est recommandé de se faire aider dès que vous avez des difficultés avec le rappel vers l'âge de 5/6 mois ou lorsque vous sentez qu'il faut toujours s'énerver pour obtenir quelque chose de votre compagnon.

Pour les chiens manquant de confiance en eux (peureux par exemple), résolvez l difficulté le plus tôt possible afin d'éviter une dérive vers de l'agressivité...

L'Apprentissage de la Propreté

Le chiot lorsqu’il arrive à la maison n’est généralement pas propre surtout s’il est acquis vers 2 mois ce qui est le plus souvent le cas.

Une des préoccupations majeures des propriétaires est (à juste titre) l’acquisition de la propreté. Il semble donc opportun de rappeler ici les grandes lignes de cette éducation et d’évoquer quelques causes de malpropreté.


Etre propre pour un chiot, c’est simplement faire ses besoins hors du nid c’est à dire hors de l’endroit ou il dort. Nous sommes donc bien loin des attentes hygiéniques des propriétaires de chiens et la propreté telle que nous la définissons ne peut résulter que d’un apprentissage.

 

Pour apprendre un comportement deux méthodes sont couramment utilisées : la punition et la récompense.

 

Si la punition est souvent la méthode de choix pour beaucoup, nous pensons que la récompense est préférable car d’une part elle est plus efficace et d’autre part elle crée un apprentissage basée sur la confiance (la crainte n’étant quand même pas la meilleure des motivations).

 

LA BONNE METHODE

Il faut commencer très tôt . Un chiot de 8 semaines est capable d’être propre le jour en quelques semaines et complètement vers le quatrième mois. Pour atteindre cet objectif, il faut se poser les questions suivantes : quand sortir le chiot ? où le sortir ? quelle attitude adopter ?

 

Quand sortir le chiot / combien de temps ?

Un chiot de 2 mois a généralement une vie bien réglée et fait ses besoins sensiblement aux mêmes moments. L’envie d’uriner et de déféquer apparaît dans les minutes qui suivent les repas ou le réveil. Le maître attentif repèrera rapidement ces moments et saura réagir judicieusement.

Une fois dehors le maître attend que les mictions et les défécations se produisent (c’est parfois long au début !) et les récompensera. Il est important de ne pas rentrer immédiatement sinon le chien assimile le fait de faire ses besoins à la fin de la promenade et, pour prolonger celle ci, retardera d’autant ses comportements éliminatoires ( il peut aller jusqu’à se retenir et faire ses besoins dans l’ascenseur ou le couloir !).

 

Où le sortir ?

Même si tous les vaccins ne sont pas encore réalisés, il est important de sortir le chiot. Si on habite en ville, cela permettra au chiot d’apprendre rapidement le caniveau et de s’habituer rapidement à son environnement urbain. Si on dispose d’un jardin il faut néanmoins se donner la peine d’accompagner le chiot dehors et également de l’emmener faire ses besoins dans la rue, ne serait ce que pour lui apprendre à faire ses besoins en laisse.

 

Quelle attitude ?

La récompense est un processus qui augmente la probabilité d’apparition d’une réponse comportementale. Pour être efficace, elle doit être agréable, inhabituelle, donnée à la fin de la séquence, d’abord systématique puis aléatoire.

 

En pratique, comment faire ?

Dés que le chiot fait ses besoins, il faut le récompenser chaleureusement. Une caresse très démonstrative accompagnée d’un large sourire convient parfaitement. On peut également créer un conditionnement supplémentaire en prononçant un mot (pipi…) quand le chiot fait. L’utilisation d’une récompense alimentaire n’est pas à conseiller pour un apprentissage qui dure plusieurs semaines (on peut l’envisager au tout début et la remplacer progressivement par des caresses).

La récompense doit être donnée une fois l'élimination terminée ( c'est à dire quand le chiot, après l’élimination, a reniflé ses déjections). Si elle est donnée trop tôt la séquence comportementale risque d’être amputée et si elle est donnée trop tard (en rentrant à la maison) elle ne sert à rien.
Le maître doit être présent aux cotés du chiot sinon la récompense ne vient pas au bon moment ou le chiot risquerait d’apprendre à s’isoler pour faire ses besoins (ce qui n’est pas souhaitable).
La récompense doit être systématique au début. Quand l’apprentissage est bien installé, elle devient aléatoire puis finira par être supprimée.

C’est dans un deuxième temps seulement que l’on peut utiliser en plus une " punition " qui consiste à interrompre le chiot en tout début de séquence ( en disant NON d’une voix forte) lorsqu’il veut faire à la maison.

Attention, le gros risque de la punition est que le chien comprenne que vous êtes en colère quand il fait devant vous, ainsi il fera ses besoins en dehors de votre vue ou en votre absence.

 

QUELQUES EMBUCHES

Il faut être conscient qu’un chiot ne peut pas être parfaitement propre avant l’âge de 4 mois. Ce n’est pas parce qu’il y a quelques accidents qu’il faut remettre en cause la méthode éducative.

Un point important est de ne pas nettoyer les déjections dans la maison en présence du chiot. En effet, en se mettant accroupi pour ramasser on reproduit une posture d’appel au jeu (le chiot vient d’ailleurs souvent jouer avec la serpillière) et on récompense ainsi involontairement la malpropreté !

Il faut également éviter de nettoyer avec des produits javellisés ou ammoniaqués qui laissent une trace olfactive et attirent le chiot à cet endroit.

 

AUTRES METHODES

 

Le journal

Cette technique consiste à apprendre au chiot (en utilisant des récompenses) à faire sur du papier journal. Cette méthode, encore très souvent conseillée, est séduisante de prime abord car le chiot apprend très vite à ne faire que sur son journal et on a donc pas à ramasser de déjections aux quatre coins de l’appartement. Par contre avec cette méthode, le maître s’investit peu et le chiot apprend quasiment seul ; l’inconvénient est qu’il apprend ce qu’il veut :

Faire du journal le support d’élimination préféré, de sorte qu’il se retient en promenade et attend le retour à la maison pour se soulager.

Faire de l’endroit choisi ses " latrines " personnelles. Ainsi il risque de continuer à faire ses besoins à cet endroit même s’il n’y a plus de journal.
Apprendre tout simplement qu’il est autorisé de faire dans la maison.


Le " nez dedans "

Il s’agit de la méthode la plus fréquemment conseillée par l’entourage (belle sœur, voisin, concierge….). Le principe est de " lui coller le nez dedans " deux ou trois fois et le chiot devient propre comme par miracle ! Dans la pratique cette attitude conduit bien souvent à l’échec au grand désespoir du propriétaire. Pour quelles raisons ?

le chiot finit par associer le fait de faire ses besoins en présence du maître à une punition . Il va tout naturellement chercher à s’affranchir de la présence du maître et s’il peut aller se cacher au fond du jardin il le fera. Dans ce cas le chien n’est pas " sale " mais on ne peut pas dire non plus qu’il est propre (il est par exemple incapable de faire en laisse).

Pour éviter de subir les colères du maître le chiot peut également choisir de faire disparaître ses déjections : " pas vu pas pris !!!! ". Il s ‘agit là d’une cause importante de coprophagie.

Cette méthode coercitive nuit à l’installation des rapports amicaux entre le chiot et son maître. A l’extrême, on peut voir se développer des troubles anxieux chez le chien.
On doit donc définitivement bannir cette méthode de notre répertoire éducatif.

 

SI LA MALPROPRETE PERSISTE

Nous l’avons déjà dit, pas d’affolement jusqu'à 4 mois car nombreux sont les chiots qui ne sont pas propres avant cet âge. Si les problèmes persistent au delà du quatrième mois il faut s’en inquiéter. On entend souvent dire que telle ou telle race n’est jamais propre avant un an, ou bien que c’est normal et que " le temps va bien arranger les choses " etc etc…Tout cela est faux bien entendu .

De nombreuses causes peuvent être à l’origine d’une malpropreté et nous ne les détaillerons pas ici mais nous pouvons citer : les causes organiques : cystites, malformations congénitales, troubles de la digestion
certaines pathologies comportementales : anxiété de séparation, troubles de la hiérarchie, dépressions.


Dans ces cas, la visite chez le vétérinaire s’impose.


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