Club de l'épagneul de Saint-Usuge

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Quelques conseils


Les Vaccins

Le vaccin est le moyen le plus efficace et le moins agressif pour faire face aux maladies.

Son principe est de stimuler les défenses spécifiques de l'organisme. On utilise pour cela un agent infectieux inactivé ou vivant, modifié, dénué de toute virulence. Le vaccin idéal protège l'individu tout en réduisant le foyer de l'infection.
Le cas du chiot nouveau-né est particulier. Grâce au colostrum (première secrétion de la mamelle), la mère transmet à ses chiots ses propres anticorps. Cette protection maternelle est cependant passagère puisque inférieure à trois mois...
Seul un programme de vaccination avec plusieurs rappels successifs permet d'en prendre le relais.

Voici la liste des vaccins et leur abréviation courante.

 

Maladie de Carré (C)

La maladie de carré, découverte en 1905, reste toujours une maladie d'actualité. On constate en effet, depuis les années 80, d'importantes épidémies successives. Il s'agit d'une maladie très contagieuse qui se propage par contact entre les animaux. Les premiers symptômes sont de la fièvre, une baisse d'appétit et une forte conjonctivite. On note ensuite un écoulement nasal et oculaire, des difficultés respiratoires, des troubles digestifs et une atteinte nerveuse. Seule la prévention vaccinale permet une protection efficace. Les rappels de vacins doivent être maintenus tout au long de la vie du chien car la maladie de carré touche les animaux de tout âge.

 

Hépatite de Rubarth (H)

Le virus responsable de l'hépatite de Rubarth appartient à la famille des adénovirus. Les principaux signes cliniques sont ceux d'une atteinte hépatique sévère (forte fièvre, douleur abdominale et coloration des muqueuses rouges orangées) et d'une complication oculaire caractérisée par une opacification bleutée de la cornée. La protection conférée par la vaccination est de longue durée ; cette maladie est, de ce fait, de moins en moins rencontrée.

 

Parvovirose (P)

Très répandue dans l'élevage canin, la parvovirose est apparue en France en 1979. Son agent pathogène est un virus caractérisé par son extrême résistance dans le milieu extérieur, ce qui explique la contagiosité de cette affection. Elle est particulièrement grave chez le chiot car responsable de gastro-entérites hémorragiques sévères. C'est pourquoi il existe des vaccins spécifiques développés pour le très jeune chiot.

 

Leptospirose (L)

Cette maladie est provoquée par des bactéries appelées leptospires du fait de leur forme spiralée. Leur dissémination se fait souvent par l'urine des rongeurs qui sont des animaux porteurs sains. Les zones humides et les marécages présentent des conditions très favorables à la survie de ces bactéries. La maladie qui débute par des vomissements et diarrhées se complique ensuite d'une atteinte hépatique et rénale. Il existe de nombreux types de leptospires qui peuvent contaminer le chien. Les deux principaux types sont Leptospira Canicola et Leptospira Icterohaemorraghiae pour lesquels nous disposons de vaccins.

 

Rage (R)

Cette maladie mortelle pour l'homme comme pour l'animal est surtout transmise par l'intermédiaire du renard contaminé. En régression sur le territoire français (grâce à de lourds programmes de vaccination de la faune sauvage), elle n'en demeure pas moins présente à nos frontières. Elle fait toujours l'objet d'une surveillance sanitaire très stricte. La vaccination antirabique des carnivores domestiques est obligatoire dans les départements déclarés infectés (actuellement aucun) ainsi que dans les centres de vacances, pour les animaux voyageant en Corse et dans les départements d'Outre-Mer.

 

Toux de Chenil (BbPi2)

La toux de chenil concerne les chiens en contact avec une collectivité canine (pension, chenil, refuge, exposition...). Plusieurs agents sont responsables de cette maladie (bactéries et virus) qui se manifeste par une toux plus ou moins grave selon l'âge et la santé de l'animal. Il existe un vaccin spécifique pour cette pathologie qui contient les deux agents principaux : la bactérie Bordetella et le virus Parainfluenza 2.

 

Babésiose ou Piroplasmose (Bab)

La piroplasmose fait partie des maladies transmises par les tiques. Elle est due à un parasite sanguin : la Babesia (appelé encore piroplasme) qui provoque l'éclatement des globules rouges et, par voie de conséquence, des lésions hépatiques et rénales. Les principaux signes cliniques sont une forte fièvre, l'émission d'urine très brune et une anémie (mâleur des muqueuses). Les mesures de prévention passent par la lutte contre les tiques et la protection vacinale contre la Babesia.

 

Borréliose (Bor)

L'agent responsable de cette affection est identique à celui de la maladie de lyme chez l'homme ; il est d'ailleurs transmis par la même espèce de tique. La borréliose est encore peu connue chez le chien en France même si de nombreux sauvages en sont porteurs. Les premiers symptômes (fièvre, perte d'appétit et troubles locomoteurs) s'aggravent par des affections cardiaques et rénales en l'absence de traitement antibiotique. Un nouveau vaccin contre la boréliose canine permet de compléter la protection contre les maladies transmises par les tiques.

 

Herpès Virose Canine (Herpès)

Le virus responsable de cette maladie est un herpès virus spécifique du chien. Il est transmis par voie oro-nasale, sexuelle ou transplacentaire, au moment de la mise bas. Il entraîne la mort d'une partie des chiots dans les jours suivant leur naissance (soit directement soit à la suite du mauvais développement du foetus), des avortements et une infertilité des chiennes atteintes. La maladie est généralement inapparente chez les animaux adultes.

 

Selon les régions, votre vétérinaire vous conseillera les vaccinations et périodicité des rappels utiles...

Les Vermifuges

Des risques pour l'homme ?

Votre santé et celle de vos enfants sont concernées car un certain nombre de parasites communs du chien et du chat sont transmissibles à l'homme (ascaridés, ankylostomidés, echinocoques, dilépididés...).
Ces infestations accidentelles peuvent engendrer de simples troubles digestifs (dipylidium caninum), mais peuvent avoir des conséquences dramatiques (hydatidose, échinococcose alvéolaire...), pouvant nécessiter une intervention chirurgicale.

Eliminer quotidiennement les déjections de votre chien (dans le chenil, dans le jardin...), ne pas laisser les enfants jouer dans des endroits contaminés par des déjections canines, se laver régulièrement les mains, nettoyer scrupuleusement les fruits et légumes avant de les consommer, ne pas donner des abats crus à votre chien...

 

Une action efficace !

Il existe, chez votre vétérinaire, un vermifuge efficace et reconnu, actif sur l'ensemble des parasites intestinaux du chien (y compris ceux qui sont transmissibles à l'homme).
Facile à administrer et efficace en une seule prise.
Sans aucun risque pour votre animal.

 

Pourquoi vermifuger son chien ?

Ce geste essentiel :
Protège votre compagnon des maladies transmises par les vers et évite la contamination de votre environnement.
Limite les risques de transmission de certains vers à l'homme (zoonoses parasitaires).

Votre animal peut s'infester par contact direct avec des larves ou des oeufs ou en ingérant une proie contaminée. Les plus jeunes peuvent également s'infester avant même leur naissance dans l'utérus maternel ou dès leur plus jeune âge par le lait de la mère.

Près d'un animal de compagnie sur deux est porteur de vers et 80 % des chiots sont contaminés par des ascaridés. Les signes cliniques les plus fréquents sont des diarrhées, des vomissements, un mauvais étét général (poil terne, perte de poids, retard de croissance, ventre ballonné). Mais dans la plupart des cas, l'infestation par des vers gastro-intestinaux passe innaperçue.

 

Plan de vermifugation

Chiots : toutes les 2 semaines jusqu'à 3 mois, puis 1 fois par mois jusqu'a 6 mois.

Adultes : 1 à 2 fois par an.

Chienne en reproduction : 2 à 3 jours avant la saillie. 15 jours avant la mise bas. 15 jours après la mise bas. Au sevrage des chiots.

Chien nouvellement acquis : à l'acquisition puis 2 semaines plus tard.

Les Parasites Externes

Dès leur plus jeune âge, les chiens peuvent être infestés par des parasites externes.
Il s'agit le plus souvent d'insectes (dont le plus connu est la puce) ou d'acariens (tiques, aoûtats, agents de gales…).
Pour votre compagnon, cela peut aller au-delà du simple désagrément puisque certains parasites, comme les tiques, transmettent des maladies mortelles.
Mais, ne vous inquiétez pas, il existe aujourd'hui des traitements antiparasitaires efficaces pour protéger complètement et durablement votre chiot.

 

Les Puces

 

Qu'est-ce qu'une puce ?

La puce est un petit insecte sans aile de 3 à 4 mm, connue pour ses exceptionnelles qualités de sauteur -jusqu'à 1000 fois sa hauteur- et qui, au stade adulte, vit en permanence dans le pelage de nos animaux de compagnie.
La puce se nourrit du sang des chiens et des chats. Elle pique en moyenne 10 fois par jour et peut absorber jusqu'à 15 fois son propre poids.
Chaque piqûre provoque une irritation, ce qui explique pourquoi le chien cherche à s'en débarrasser en se grattant ou en mordillant.

 

Pourquoi lutter contre les puces ?

En plus de la simple irritation provoquée par la piqûre et le prélèvement de sang qui s'en suit, la puce est à l'origine d'une grave allergie cutanée chez le chien : la DAPP (Dermite Allergique aux Piqûres de Puces).
Cette dernière se caractérise par d'intenses démangeaisons, des dépilations au niveau dorsolombaires et des modifications de la peau. La gravité des lésions n'est pas proportionnelle au nombre de puces présentes sur l'animal puisque quelques piqûres seulement peuvent suffire à déclencher cette allergie. Enfin pour couronner le tout, les puces sont responsables de la transmission au chien d'un parasite intestinal, le ténia dipylidium.

 

Une remarquable capacité de ponte.

La puce possède un potentiel de reproduction très élevé : les femelles peuvent pondre jusqu'à 50 œufs par jour pendant 4 mois et ce dès le lendemain de son arrivée sur votre chien.
Les œufs sont pondus sur votre chien, puis tombent dans votre environnement. Ils éclosent, libérant des larves que l'on retrouve dans les tapis, sous les fauteuils ou entre les lames des parquets… Ces larves fabriquent des cocons dans lesquels elles se transforment en jeunes puces adultes. Bien à l'abri, elles peuvent survivre plusieurs mois à l'intérieur de leurs cocons. Elles n'en sortiront que lors du passage d'un hôte potentiel (chien, chat, …voire homme !) sur lequel elles effectueront leur premier repas de sang. Œufs, larves et nymphes peuvent représenter jusqu'à 95 % de la population de puces dans une maison.
La durée moyenne du cycle chez la puce (Ctenocephalides felis) est de 3 à 4 semaines.

 

Comment lutter contre les puces ?

Les jeunes puces peuvent patienter jusqu'à 1 an à l'intérieur de leur cocon. Les chiens sont par conséquent soumis à des réinfestations saisonnières, réduites en hiver et maximales au printemps et à l'automne.
Les chiens doivent être protégés durant ces périodes par l'application répétée d'un insecticide. Les formulations rémanentes , en spray ou en spot on, permettent d'espacer les traitements (en général, une application tous les 1 ou 2 mois). Lors d'infestations massives, témoin d'une contamination de l'environnement (tapis, moquette, chambres, voitures…), il est intéressant d'associer traitement de l'animal et prévention de la contamination de l'habitat. Cela peut s'effectuer, soit avec des produits spécifiques de l'environnement, soit désormais avec des antiparasitaires à double action qui agissent à la fois sur les parasites et sur leur descendance. Tous les animaux du foyer doivent être traités, les chats étant sources de contamination pour les chiens.

 

Les Tiques

 

Qu'est ce qu'une tique ?

Peu de parasites suscitent chez les propriétaires de chien autant de répulsion que les tiques. Contrairement aux puces adultes, les tiques - qui sont des acariens- ne passent pas leur vie sur nos animaux familiers. Elles vivent dans l'environnement extérieur et se fixent sur leur victime à l'occasion d'une promenade.
La tique est le géant des acariens. Adulte, elle mesure de 5 à 20 mm (quand elle est gorgée). Polyvalente, la tique s'est adaptée à tous les milieux et à tous les types de proies -des reptiles aux mammifères.
Sachez que la tique femelle se nourrit de sang et prend son repas là où la peau est plus fine : oreilles, poitrail, face interne des membres…
Une fois attachées, elle commence à pomper le sang de l'animal. Ce repas de sang dure généralement plusieurs jours (3 à 7 jours). Goulue, elle peut consommer jusqu'à 4 cm³ de sang.

 

Pourquoi lutter contre les tiques ?

Solidement fixées sur la peau de leur hôte, les tiques sont difficiles à enlever. Ainsi, le chien, en se démangeant, peut arracher le corps du parasite tout en laissant la tête - appelée rostre - fichée dans la peau, ce qui peut entraîner une lésion au point de fixation. Mais surtout, les tiques représentent un danger mortel pour nos animaux de compagnie car elles transmettent différentes maladies très graves (piroplasmose, ehrlichiose, borréliose de lyme, …).
La piroplasmose, qui figure parmi les maladies les plus redoutées par les propriétaires de chien, est due à un petit parasite microscopique (Babesia canis) que la tique inocule lors de son repas sanguin. Ce dernier fait éclater les globules rouges du chien, ce qui provoque fièvre, anémie et lésions hépatiques. Détectée précocement, la maladie peut être soignée. Mais, mieux vaut prévenir que guérir.

 

Comment protéger votre chiot contre les maladies transmises par les tiques ?

Aucune mesure ne peut à elle seule assurer une protection à 100 % contre les maladies transmises contre les tiques. C'est pourquoi la bonne solution consiste à associer différentes protections :

- Un antitique efficace
Attention, tous les produits actifs contre les puces ne le sont pas nécessairement contre les tiques. De plus, il faut souvent appliquer le traitement à intervalles réguliers pour avoir une bonne protection. Un antitique ne signifie pas nécessairement que votre chien ne ramènera aucune tique, mais celles qui auront réussi à se fixer devraient mourir rapidement et vous n'aurez qu'à les détacher.

- Les vaccins
Il ne s'agit pas d'un vaccin contre les tiques mais de vaccins contre la pyroplasmose ou la borréliose de Lyme. Ils diminuent le risque ou la sévérité de ces maladies.

- La surveillance
Elle est impérative ! Après chaque sortie, inspectez soigneusement la fourrure de votre chien à la recherche de tiques qui auraient pu se fixer. Les tiques ne transmettent des maladies qu'après 48 heures de fixation. Aussi, si vous retirez ces dernières précocement, rien n'arrivera à votre animal.

Attention ! Bien retirer la tique sans casser la tête.


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